Projets leviers 2018-2019

Potentiel du byssus de moules en biotechnologie

Dernière mise à jour : Juin 2019

Dans l’environnement marin, la colonisation des moules dépend de la sécrétion d’un réseau de fibres protéiques appelé byssus qui permet leur ancrage aux surfaces solides. Ces fibres possèdent une combinaison de résistance et d’extensibilité uniquement surpassée par la soie d’araignée. De plus, les fibres de byssus ont la propriété de se reformer après élongation. Les propriétés mécaniques exceptionnelles de ce biopolymère sont de grand intérêt pour la conception de nouveaux matériaux, ce qui permet d’exploiter le byssus annuellement rejeté avant la mise en marché des moules et de réduire l’utilisation de ressources fossiles pour la production de polymères pétrochimiques.

Les travaux de l’équipe de recherche ont jusqu’à maintenant permis de mieux élucider la structure moléculaire et l’importance des métaux et métalloïdes pour lier les molécules de collagène, bien qu’ils ne représentent qu’environ 1 % de la masse totale de la fibre de byssus. Toutefois, des analyses ont également démontré que les propriétés mécaniques et structurales des fibres de byssus sont hautement variables entre les individus et selon la saison, limitant la standardisation d’un procédé de valorisation biotechnologique.

Ce projet vise donc à déterminer la capacité et la qualité de production de byssus par des moules sélectionnées et des moules triploïdes en écloserie, afin de valider si la culture des moules triploïdes avec valorisation de byssus est une avenue profitable pour les mytiliculteurs. Les bénéfices plus larges de ces polymères seront également évalués comme substitut aux polymères pétrochimiques dans le cadre de la réduction de l’exploitation pétrolière visant la diminution de gaz à effet de serre.


Chercheurs :
Isabelle Marcotte (UQÀM), Charles Séguin (UQÀM), Réjean Tremblay (UQAR-ISMER), Christian Pellerin (Université de Montréal).
Collaborateurs et partenaires :
Iso-BioKem, R-D Mytis, Ressources aquatiques Québec, Pêches et Océans Canada, industrie mytilicole de l’Île-du-Prince-Édouard.