Partenariats 

 

Le Réseau Québec maritime est fier de s’associer à d’autres organisations afin de développer des partenariats. Ceux-ci lui permettent d’étendre ses activités et d’accomplir sa mission. 

RIISQ-RQM

Le Réseau Inondations InterSectoriel du Québec (RIISQ) et le Réseau Québec maritime (RQM) sont heureux de lancer un premier appel à projets conjoint, dans le but de renforcer les collaborations intersectorielles en matière de gestion du risque d’inondation en milieu maritime.

Consultez les projets sélectionnés en cliquant sur les titres en bleu. 

Salinisation et potabilité des eaux souterraines du Québec Maritime

Chercheuse : Gwénaëlle Chaillou

Le Bas Saint-Laurent et la Gaspésie sont deux régions vulnérables à la salinisation des aquifères côtiers, la plus importante forme de contamination des eaux potables, en raison de la hausse du niveau marin et de la fréquence des inondations côtières, qui s’accélèrent avec le changement climatique. Entre 30 et 50% de leurs populations s’approvisionnent en eau potable à partir de puits qui extraient les eaux souterraines, la plupart situés à 5 km ou moins de la côte. La salinisation de ces puits oblige les citoyens à se tourner vers l’eau embouteillée ou vers des puits plus profonds, qui les exposent parfois à leur insu à des contaminants plus nocifs encore. Notre projet permettra d’évaluer la vulnérabilité et les risques de salinisation des eaux souterraines liés à la hausse du niveau marin et aux inondations marines en milieu côtier; et d’outiller les communautés côtières aux prises avec ces problèmes par des stratégies et des activités de communication adaptées. Ce projet contribuera à renforcer la résilience des communautés dans un contexte de changement climatique par la documentation et la mitigation des impacts à court terme de la salinisation des aquifères côtiers et par la prévention de ses impacts à long terme sur la santé humaine. La collaboration des citoyens et l’implication dans le projet des acteurs locaux et régionaux des secteurs publics et privés contribueront à une meilleure compréhension de la vulnérabilité, de l’adaptation et de la résilience des communautés côtières de la zone sud de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent.


Codemandeurs :
Lessard, Lily (Université du Québec à Rimouski), Bernatchez, Pascal (Université du Québec à Rimouski), Motulsky, Bernard (Université du Québec à Montréal)
Partenaires :
Tommi-Morin, Gwendoline (Université du Québec à Rimouski), Buffin-Bélanger, Thomas (Université du Québec à Rimouski)
Mon pays c’est l’hiver : phénologie de la glace, herbiers aquatiques et risques d’inondation au lac Saint-Pierre

Chercheur           Andrea Bertolo

L’objectif de ce projet est de comprendre comment la glace dessine les paysages aquatiques littoraux au lac Saint-Pierre, le plus grand lac fluvial du fleuve Saint-Laurent, et comment les relations réciproques entre glace et herbiers aquatiques peuvent y affecter les risques d’inondation. Nous voulons reconstituer la phénologie de la glace de lac et de la végétation aquatique dans les dernières décennies, ainsi que leurs relations avec l’évolution des inondations à l’aide de la télédétection, des mesures de terrain et de la science citoyenne. Nous voulons aussi documenter par une démarche participative comment les principaux acteurs gravitant autour du lac (p.ex. citoyens, pourvoyeurs, ZIP, OBV, ministères) se représentent la relation entre phénologie de la glace et risques d’inondation. En mariant des connaissances interdisciplinaires issues de la géomatique, de l’écologie aquatique et de l’étude des représentations sociales avec des approches de recherche appliquée, de recherche participative et la science citoyenne, notre but est de comprendre un phénomène très peu étudié, soit la relation entre cryosphère et littoral dans les écosystèmes aquatiques d’eau douce et d’en prédire les conséquences pour les risques d’inondation. Ce faisant, ce projet contribuera à établir une gestion intégrée de la glace et des inondations dans le lac Saint-Pierre.


Codemandeurs :
De Grandpré, François (Université du Québec à Trois-Rivières), Gloaguen, Erwan (INRS), Kinnard, Christophe (Université du Québec à Trois-Rivières), Montpetit, Benoît (Environnement et changement climatique Canada), Morin, Jean (Environnement et changement climatique Canada), Roy, Alexandre (Université du Québec à Trois-Rivières), Ruiz, Julie (Université du Québec à Trois-Rivières)
Partenaires :
Brodeur, Philippe (MFFP – Direction de la gestion de la faune Mauricie – Centre du Québec – Trois Rivières), Pouliot, Rémy (MFFP – Direction de l’expertise sur la faune aquatique), Bernier, Monique (Institut National de Recherche Scientifique)     
Vers une meilleure compréhension des risques de submersion côtière par des approches intégrées en co-construction dans quatre communautés du Nunavik (Umiujaq, Salluit, Tasiujaq et Kangiqsualujjuaq) - Projet MASAK

Chercheur           David Didier

Les études sur les risques et les processus côtiers au Nunavik sont spatialement et temporellement clairsemées. Les environnements côtiers, habités et fréquentés par les Inuit, sont mal connus. En plus du dégel du pergélisol, l’un des aléas en augmentation dans les communautés côtières du Nunavik est la submersion, laquelle se produit principalement à l’automne lors des tempêtes. Les hauts niveaux d’eau côtiers (HNE) contraignent le développement du territoire et soulèvent des questionnements quant au zonage des aléas jusqu’à maintenant peu considérés en aménagement du territoire. L’objectif de ce projet est de mieux comprendre et déterminer les zones exposées à la submersion côtière et aux HNE dans quatre communautés (Umiujaq, Salluit, Tasiujaq et Kangiqsualujjuaq) par des approches intersectorielles. Ce projet répond à des questions provenant des communautés et des organisations régionales du Nunavik où l’expansion urbaine est en augmentation importante. Des analyses des changements géomorphologiques sur le terrain et des modélisations hydrodynamiques seront réalisées pour quantifier l’intensité des aléas. Des cartographies participatives pour reconstituer certains paysages radicalement transformés par les HNE ainsi qu’une documentation de l’expérience de ces transformations telles que vécues et perçues par les générations actuelles et antérieures d’Inuit seront réalisées. Pour assurer un réel partage de connaissances, des outils géospatiaux réalisés collaborativement avec les communautés et agents territoriaux seront développés. Des projets de design urbain et architectural spatialiseront des hypothèses de transformation concrètes et culturellement appropriées des milieux bâtis Inuit littoraux. À long terme, ce projet contribue aux réflexions sur des solutions d’adaptation qui répondent aux besoins locaux.


Codemandeurs :
De Grandpré, François (Université du Québec à Trois-Rivières), Gloaguen, Erwan (INRS), Kinnard, Christophe (Université du Québec à Trois-Rivières), Montpetit, Benoît (Environnement et changement climatique Canada), Morin, Jean (Environnement et changement climatique Canada), Roy, Alexandre (Université du Québec à Trois-Rivières), Ruiz, Julie (Université du Québec à Trois-Rivières)
Partenaires :
Brodeur, Philippe (MFFP – Direction de la gestion de la faune Mauricie – Centre du Québec – Trois Rivières), Pouliot, Rémy (MFFP – Direction de l’expertise sur la faune aquatique), Bernier, Monique (Institut National de Recherche Scientifique)     

MEOPAR-RQM

Ce partenariat veut soutenir des projets de recherche intersectoriels qui favorisent le développement durable et la protection du système du Saint-Laurent, et qui améliorent le bien-être des communautés côtières.

Pour y parvenir, quatre défis communs ont été identifiés comme stratégiquement prioritaires :

1) Santé des communautés côtières

2) Risque et sécurité maritime

3) Industrie maritime durable

4) Ressources vivantes, énergies marines et services écosystèmiques

À travers les projets hautement collaboratifs financés, nous visons à renforcer les liens entre les chercheurs, les partenaires, les organisations et les communautés impliquées. Le but ? Que les découvertes ou l’innovation générées par la recherche soient appliquées par les utilisateurs de cette dernière et bénéficient concrètement à l’économie, à la société, à la culture, aux politiques publiques, aux opérations des pouvoirs publics, à l’environnement ou à la qualité de vie des collectivités.

Avec un budget totalisant 1,2M $ sur deux ans, l’appel à projets conjoint financera des projets d’une durée d’un à deux ans, qui seront mis en œuvre entre avril 2020 et mars 2022. Le montant maximal accordé est de 200 000$ pour les projets d’un an et de 400 000$ pour les projets de deux ans.

ROBVQ-RQM

Le Regroupement des organismes de bassins versants du Québec (ROBVQ) et le Réseau Québec maritime ont unit leurs efforts pour favoriser la mise en place de projets de recherche-action misant sur une meilleure intégration de la dynamique fleuve-affluents. L’appel conjoint combine l’aspect recherche du programme Odyssée Saint-Laurent et l’aspect intervention terrain du programme Affluents Maritime (ROBVQ).

Les projets financés doivent viser un impact sur le territoire maritime du Québec tout en travaillant à la source des problèmes qui se trouvent en amont, soit dans les bassins versants des affluents navigables ou aux embouchures des principaux affluents du fleuve Saint-Laurent. Les projets doivent également répondre aux orientations de la Stratégie maritime du Québec, notamment en matière de protection du territoire maritime et de ses écosystèmes, ainsi qu’à un objectif du Plan directeur de l’eau du territoire où ils se déroulent.

D’une durée d’un an, les projets se déroulent du 1er avril 2019 au 31 mars 2020.

EPERLAB: Ensemble pour l’étude et la restauration de la rivière Boyer

Piloté par la professeure-chercheuse Pascale Biron de l’Université Concordia, le projet EPERLAB prévoit un ensemble d’actions de concertations impliquant des agriculteurs, des acteurs de la gouvernance locale et des chercheurs dans le but de rétablir les fonctions écosystémiques de la rivière Boyer et, notamment, la frayère à éperlans près de son embouchure sur le Saint-Laurent. Les apports sédimentaires de la rivière seront analysés, puis un outil d’analyse hydrologique, hydrogéomorphologique et agronomique sera développé sur une plate-forme informatique à architecture ouverte pour assister les acteurs locaux dans la planification et la réalisation des actions d’aménagement du bassin versant. Une facette économique du modèle développé permettra également de documenter les coûts associés à de telles transitions écologiques.


Codemandeurs :
Robert Lagacé de l’Université Laval, Aubert Michaud et Luc Belzile de l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement et François Lajoie de l’OBV de la Côte-du-Sud.
Partenaires :
Union des producteurs agricoles Chaudière-Appalaches, MAPAQ, MELCC (DIMAQ), MFFP, Club Opticonseil Chaudière-Appalaches, MRC Bellechasse
Comprendre les services écosystémiques de l’éperlan arc-en-ciel du Saguenay

Ce projet, dirigé par le professeur-chercheur Pascal Sirois de l’Université du Québec à Chicoutimi, propose d’une manière multidisciplinaire et intersectorielle, d’évaluer les menaces et la valeur économique des sites de fraie de l’éperlan arc-en-ciel, d’identifier les zones favorables pour les larves et de développer une méthode permettant de faire le suivi annuel de l’état de la population. Par la suite, cette méthode sera utilisée par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec pour surveiller adéquatement cette ressource-clé et assurer ainsi la pérennité de l’éperlan arc-en-ciel dans le Fjord du Saguenay.


Codemandeurs :
Gesche Winckler et Dany Dumont de l’Institut des sciences de la mer de Rimouski de l’Université du Québec à Rimouski, Maxime Boivin et Rémi Chassé de l’Université du Québec à Chicoutimi.
Partenaires :
OBV du Saguenay, ZIP Saguenay –Charlevoix, MFFP, Parcs Canada, Ressources Aquatiques Québec.

Les projets financés